jeudi 28 février 2008

What I need is lost in a lie.

On a pas besoin de raison pour tuer.
On a pas besoin de raison pour sourire.
On a pas besoin de raison pour en verser une.
On a pas besoin de raison pour s'oublier.

On a une drôle de nature.

Un type qui marche d'une nuit à l'autre en se demandant combien de nuits il lui faudra avant de revoir l'écriteau en forme de croix.
Une femme qui espère de rue en rue pouvoir remplir un frigo que sa fille videra.
Un chien qui lèche la main qui il y a cinq secondes tenait encore un journal enroulé.
Un enfant qui voit le soleil comme la seule chose qui sera là chaque jour pour lui.
Un banquier qui oublie qu'une fois, il a donné trois sous au type.
Un juge qui retire la garde à la femme et qui embrassera la sienne le soir même.
Un vétérinaire qui enverra le chien vers un monde dit meilleur.
Un policier qui en fait voudrait un fils plutôt qu'un pistolet.

Vraiment, on se perd vite à y penser trop.
Allé, je vais aller écouter mon Ipod, dormir dans mon lit bien chaud et comme le reste de mes concitoyens, demain je vais me lever manger mes céréales en lisant le journal, puis je vais me plaindre d'un train qui a cinq minutes de retard. Mais si je croise le type, la femme, le chien ou l'enfant, je leur dirai que leur vie a plus de valeur que la mienne.

A plus tard, amis d'Hollywood et des rêves en papier mâché...

vendredi 22 février 2008

La force du poignet au bout des doigts.

Je cogite sur mes cours, j'apprend sur l'expérience.
Attention au narcissisme, expansion des idées.
Le bras s'allonge, le rêve ricane.
On me traitera de charlatan, d'hérétique apocalyptique, 
On me verra peut-être comme un prophète ou un oracle...

Gentlemen on wheels.









jeudi 21 février 2008

Une saison en enfer - Adieu (partie II)


Oui l'heure nouvelle est au moins très-sévère.

Car je puis dire que ma victoire est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais!

Il faut être absolument moderne.

Arthur Rimbaud, avril-août, 1873.

lundi 18 février 2008

On dirait une sculpture grecque.


Mes huit vis trahissent mon vice,
Mon style posé s'impose sans cause,
Mes entrailles on un un travail de taille,
Ma seule douleur c'est cette chaleur, ma peur.

lundi 11 février 2008

Hello Gangstaville.



How are you doing?
I miss your Mickey D's Sweet Tea, your University Skatespots, your late nite parties, your wal-mart, your football, your weed, your Sun, your PB-J, your accent, your 1982, your Moe's, your short skirts, your water-beer, your openness, your rotary oldies, your miniramp, your smile, your music, your ridiculous myspacepix, your roads, your friends (Jax, St aug, Tampa, Orlando, O-P) and your PEOPLE.

So i'll be going back and forth inside of you all night long, and even more if you were a girl. But you are a city, and I miss your ass.

Sorry I said goodbye so early.



samedi 9 février 2008

Lettre à Monsieur Dan Brown.

Cher Monsieur Dan Brown,

Où est donc ce fameux Graal? 700 pages sur le sujet, et aucune précision utile n'est apportée. On sait maintenant ce que c'est. Ah oui, merci! Le Graal est une femme! C'est juré, je ne verrais plus jamais une communion à la messe de la même façon. Car le curé qui boit à la coupe sacrée, ça prête désormais à confusion dans mon esprit...

Il est vrai que Sophie et Robert sont quand même des fameux aventuriers! Ils font mieux qu'Indiana Jones! En une nuit, ils sillonnent deux grandes villes européennes, et non des moindres, à la recherche d'une chose qui, à priori, est morte depuis deux millénaires. Et ils arrivent à en savoir autant sur le Sang Réal que ce que Teabing, leur pseudo copain, n'en a jamais su en une vie entière.

D'ailleurs, parlons-en de Teabing. Etymologiquement, c'est la preuve irréfutable que vous n'avez pas reçu votre scénario de film d'un ange venu du paradis. Alors, pourquoi cette histoire de procès, où vous plaidiez non coupable, alors que bizarrement on retrouve vos théories dans un livre paru plus tôt, de deux auteurs à qui vous faites un clin d'oeil grâce à ce brave Leigh Teabing? Enfin, moi, je serais content, à la place de Michael Baigent et Richard Leigh, de voir mon petit bouquin repris pour permettre de vendre des milliers, voire des millions d'un autre livre. Car quand on est écrivain, c'est la reconnaissance littéraire que l'on recherche, hein, et pas l'argent. vous connaissez bien ça vous, n'est-ce pas Monsieur Brown?

Ainsi donc, vous avez très justement gagné votre procès. Bien sûr, ce n'est pas grâce à votre armée d'avocats, c'est grâce à votre bonne volonté, car jamais vous n'avez écrit à des fins lucratives. Vous êtes un homme de vérité vous, n'est-ce pas? Même si vos 700 pages sont pour la plupart le récit d'une pure fiction divertissante. Mais bon, c'est quand même Tom Hanks, Audrey Tautou et Jean Reno qui vont singer vos petits aventuriers de génie. Si ce sont eux les acteurs, alors je veux bien croire qu'il s'agissent d'une histoire vraie et certifiée authentique. D'ailleurs, pourquoi ne pas avoir demandé à Harrison Ford de jouer Robert langdon? Car le Graal, il le connaît, il l'a déjà cherché dans les ruines de Petra. Il a même vaincu des momies et d'horribles méchants sans scrupule, donc se jouer d'un policier de la trempe de Bezu Fache, cela ne devrait pas lui poser trop de problèmes.

Mais j'en vient au fait. Je voulais vous dire que j'ai longuement travaillé sur votre livre, et, après l'avoir lu, j'ai cogité sur cette histoire de plagiat. Et bien, rien. Tout le monde copie tout le monde. Je pense que seule la vierge Marie a su créer sans l'aide de rien ni personne. Loin de moi l'idée de vouloir vous embrouiller avec ces histoires religieuses, mais vous avez bien raison d'avoir des influences, et, sans forcément devenir fainéant, il faut se servir de ce dont on dispose, pour l'améliorer, le modifier, l'affûter.

Merci pour votre beau livre en tout cas!

PS (non non, pas Princesse Sophie, juste Post Scriptum): Pouvez-vous me renvoyer les coordonnées de vos avocats? Car avec cette mode qui tourne autour des procès de plagiat, je risque peut-être d'avoir des problèmes avec Marc Oschinsky, que je respecte pourtant, malgré moi.

vendredi 1 février 2008

Le paradoxe de l'inox...


On s'agite devant le billet 
Comme un labrador devant un bout de chocolat.
Un peu d'Euros et on y est,
La pub pénètre la tête en agitant son appât.

Son message est dans son apparence,
Tu crois être diverti, tu es assujetti.
Notre création entre en transe,
Elle nous échappe et nous rend si petit...


Thank you my friends, you are there to replace profit.