mardi 9 décembre 2008

Before this shit goes up in flames.


I'm so cold, I can feel my sweat. I'm hungry, my stomach is full. My lungs fill in, I blow out my thoughts.
I'm looking for the new world. I'll always be a word man better than a bird man. Will I reach my destiny? Fatalism made of scepticism guides me in these hostile seas. The right winds bring me her memories and take me where they want me to go.
I am sailing through the unknown, I've lost the coastline. And if I should ever fall, never let her picture be forgotten. If my ship sinks, keep her features in mind.
And if the sirens sweetly singing should take me away, if I fail to resist, give her my picture. Let her know my tale. 
Before this goes all up in flames.

samedi 29 novembre 2008

Responsable d'une porte.

On est responsable de ses actes, mais on ne les choisit pas.
Malgré un déterminisme auquel on s'oppose de toutes ses forces, un jour de pluie choisira quand même toujours quand il préfère apparaître.
Et le monde profite des jours où il ne pleut pas.
Il y a même des gens qui aiment la pluie...
T'ai-je bien ouvert l'entrée?

samedi 22 novembre 2008

Colère!

Passer le temps partout
Par tous les états d'âme
Pour les beaux yeux de ces dames
Colère, triste, jaloux

Trop d'espace, trop de temps
Avant de recommencer
A pouvoir s'aimer
Rien n'est comme avant

A la télé ils y arrivent
Ceux qui ratent on les oublie
Ceux qui ont quand même faibli
Qui sont perdus sur les rives

Cette impression de savoir
Que l'avenir sera fatalité,
Exempt de toute moralité,
Nous tuera mais pas ce soir

Alors en attendant une bévue
On se demande bien
Comment elle vient,
Cette mort imprévue

Et après la fin
Ou avant je sais plus
On en revient enfin
A ceux qui comptent le plus

Et le cercle repart 
Car ils sont pas tout près
Et ils sont pas bientôt
Alors je rentre au passé.

...merde la fin elle rime pas....

jeudi 13 novembre 2008

[Nwar Dezi:r] ...chapitre 2


Tous ces beaux jeux inventés pour passer devant les premiers, pour que chacun soit écrasé s'il refuse encore de plier. Les dégâts, les excès, ils vont vous les faire payer. Les cendres qui resteront c'est pas eux qui les ramasseront, mais les esclaves et les cons qui n'auront pas su dire non. Nous on n'veut pas être des gagnants, mais on n'acceptera jamais d'être des perdants.

Pimprenelle et Nicolas, vous nous endormez comme ça. Le marchand de sable est passé, nous on garde un oeil éveillé. Ô la peur, ô le vide, ô la victoire des avides. Faut pas bouger une oreille, toutes sortes de chiens nous surveillent. Pas un geste, une esquisse, sinon on tourne la vis. Nous on n'a rien à gagner mais on ne peut plus perdre puisque c'est déjà fait.

Toi qui viens de loin d'ici avec ta peau et tes os, on t'a parlé du paradis. On t'a menti, tout est faux. Ô mon ami ô mon frère tout ce nerf perdu pour la guerre. Tu vas voir tout l'amour qui traîne au fond du discours. Dis t'en veux des papiers? Dis tu l'as vu mon palais? T'auras rien, c'est ainsi. C'est pas fait pour les perdants, le paradis. 

Il y a la chair à canon, il y a la chair à spéculation, il y a la chair à publicité, enfin y'a tout ce que vous aimez. Vous et moi on le sait, le spectacle est terminé. Pourtant c'était presque idéal, c'était loin du féodal. Oh maint'nant c'est foutu, ça fait joli dans ton...
Fort intérieur c'est gênant, de rejoindre comme ça la cohorte des perdants.

Il faut pas se faire d'illusions, mais c'est mieux debout pour l'action. Et pour nos âmes, c'est égal, Dieu n'est pas dans la bataille. Ô messieurs les décideurs, de toutes parts, de tous côtés, sachez que profond dans nos coeurs, on n'arrête pas le progrès. Sous l'iris, sous la peau, sous les ongles et dans l'étau. On pourra toujours refuser de devenir les premiers ou les derniers. Pas de leaders triomphants, on s'ra jamais des gagnants ni des perdants.

Bertrand Cantat, Octobre 2008.


Te revoilà dans notre orgie de nouvelles
Dans notre si moderne société
Qu'en est la plus marquante nouveauté?
Dis moi qui est donc la plus cruelle?

Serge non pas ton ménestrel
Mais ce juif athée dont la muse
A vieilli encore si anglaise et belle
T'aurait-il sorti par une posthume ruse?

L'encre assassine, la voix tuée
Tu nous décris, tu nous annonces
Ceux qui les premiers y renoncent
Ceux qui les derniers perdront pied

Il y a des tas de mouvements de masse
Ha ça oui tu les connais depuis hier
Quand les gens trop se lassent
Et qu'ils pensent à tout foutre en l'air

Qu'as-tu retrouvé parmi nous
Un été en costume, une maison en cendres?
C'est qui finalement le fou?
L'élu, l'opposant, ou celui qu'on veut pendre?

Quand la lune est si pleine
J'oublie vite qui est la reine
Aide moi alors en une seconde
Le plus stable, c'est le trou ou le monde?


Merci d'être revenu...

mercredi 5 novembre 2008

So what have you been up to?


Well... Thanks for asking.

Today was a pretty crazy day. At first I woke up not tired (around 11am!) and went to school at 1pm. We watched a really intresting movie about Pierre Bourdieu and I think I've totally incorporated his theories. To me, the way he sees sociology really is new and close to reality. 
Then I went skateboarding downtown Liège and there's been some crazy scenes happening. There were 4 immigrants on a bench not far from the spot, who were in the middle of getting smelled by dogs, searched and finally arrested. Then there was this bum who was drinking a beer without keeping his dog close to him, in the middle of being converted by witnesses of Jéovah. His dog ran after me and bit the bottom of my pants, so I had to smash the dog with my board in order to get it away from me... Then some friends asked him to hold its leash. And during that whole scene, there were 2 lovers playing guitar and singing like hippies. The guy really looked like John Lennon: same hair, same glasses!
And I was just skating there, submissively hurting my legs...
Then... arrived a convertable red Mini Cooper with 3 black people singing "Obama! Obama!" with American flags and African music...

I think that Liège is an intense city. A normal Wednesday afternoon turns into crazy stories having yet to be reported.

samedi 1 novembre 2008

Chapitre second.


"Tu as choisi un monument, tu es certaine qu'on est à même de l'apprécier comme il faut?" commença Syd, uniquement par curiosité pour la réponse qui sera donnée.
La réponse ne s'est pas fait attendre. Elle racontait ce qu'elle pouvait nous apprendre. "Il relate un voyage, qui a modifié la vision de quatre petits Anglais déjà noyés de succès. Ils auraient pu s'arrêter là, mais pour moi c'est une belle hymne à la musique. L'histoire de cet album ..."
Mais je n'écoutais plus. Etait-ce le vin qui frappait déjà à 9 heures du soir, où sa rhétorique qui m'avait pris dans un voyage incroyable? J'étais pris dans la conversation, comme passager d'un train qui me secouait à chaque virage. De longs cheveux noirs et des yeux verts. Mais où avais-je déjà bloqué sur ces traits? J'étais pris de réflexions sur elle et mon passé. On s'était déjà croisé.
Un moment, Syd se leva. Je n'écoutais plus la conversation, mes yeux fixés sur notre invitée. J'ai alors détourné enfin mon regard, pour voir Syd aller sur la terrasse et décrocher son téléphone.
"Alors, c'est quoi ton avis sur l'influence de la musique sur les moeurs de notre société?" me dit-elle. J'étais subjugué. Je n'ai jamais été bon pour donner une personnalité aux gens. Encore une fois j'ai cru qu'elle n'était qu'une fille de plus que Syd avait repêché je-ne-sais-où pour faire bonne figure dans les soirées, et sa beauté m'avait rempli de préjugés. Je l'ai donc rencontrée avant, et quelque chose m'avait certainement plus marqué que son physique. Quoi? Où? Mais il fallait bien répondre à sa question.
"Moi je pense que, bien que nos chansons préférées bouleversent l'adolescence, elles sont malheureusement loin de modifier fondamentalement les actions futures de leur audience. Les religions aussi, tu sais, n'ont pas su rendre l'homme meilleur..."
Mais tout en disant cela je ne pouvais déjà plus me détacher de son regard perçant, qui virevoltait entre Syd et mes mains gigotantes.
Syd revenait vers nous tandis que j'entreprenait de remplir nos verres vidés. Le stick tournait, mais ce n'est pas cela qui me plongeait dans un brouillard épais. Le soir nous avait rattrapé,  et Syd venait de recevoir les instructions pour ce soir. Il remettait son téléphone en poche tout en reprenant son verre de vin à nouveau rempli.
"Nous allons reprendre la voiture, il faut aller chercher Alice, finalement elle n'a pas d'autre solution pour nous rejoindre. Vous venez avec?"
"Oui sans problème" lui ai-je dit sans hésiter. J'avais envie de la voir marcher. Elle... mais c'était quoi son nom en fait? Syd ne la nommait pas... Je ne pouvais pas demander son prénom à une fille après lui avoir parlé pendant plusieurs dizaines de minutes. J'aurais eu l'air malin, moi... D'autant que mon intuition se renforçait. Je l'ai déjà croisée sur un autre chemin. J'ai donc certainement dû apprendre son prénom. Même son nom.
Nous nous dirigions vers l'extérieur, et descendre les escaliers m'a semblé être une descente aux enfers. Mon esprit se torturait à reconstruire mes souvenirs pour tenter d'y détecter une trace de cheveux longs et raides, d'yeux verts, de robe légère à fleurs, de rhétorique posée et savante.
J'observait Syd ouvrir la porte du conducteur et s'installer. Que savait-il d'elle? Il l'a rencontrée dans le cadre de ses "actions civiques". Enfin c'est comme ça qu'il qualifie ce qu'il fait. Il milite contre le fascisme, et pour plus d'égalités entre les citoyens de la ville. Elle s'est attachée il y a quelques jours à la grille d'entrée d'un centre fermé pour y dénoncer les traitements réservés aux sans-papiers. Oui mais c'est tout ce qu'il a pu, ou peut-être ce qu'il a voulu, me dire sur elle.
Mais moi je n'ai pas pris part à des manifestations dans le coin ces derniers temps. Ce n'est pas de là qu'elle me hante.
En chemin elle me posa une question. La route me faisait glisser de gauche à droite sur le siège avant, plus on tournait et plus j'avais du mal à réunir mes pensées. "C'est loin, chez Alice?"
"Non, on y est bientôt, elle n'a pas pu venir à pied car elle s'est foulée la cheville la semaine dernière, tu sais, après l'émeute du centre fermé." répondit Syd à ma place, sans détourner son regard de la route. 
Syd sait toujours quand j'ai la tête ailleurs. Il prend le relais aux meilleurs moments, c'est une des bases de notre amitié. Mais alors, aurait-il pensé à inviter Alice pour me permettre de coller un nom et un souvenir à ces longs cheveux raides? Ce qui est certain c'est qu'avec la petite amie de Syd avec nous, j'allais certainement avoir besoin d'une conversation ailleurs, et j'avais justement des choses à découvrir. Notre voyage fût effectivement court.
Au retour à l'appartement de Syd, il faisait à présent complètement noir. La lune et les étoiles étaient entrées en compétition pour donner le plus de singularité possible à cette nuit. J'étais décidé à ne pas la passer pour rien. J'étais déjà avec des personnes agréables. Avec du vin agréable, de l'herbe agréable. L'été pouvait commencer...

vendredi 24 octobre 2008

La terre est bleue comme une orange.


On me parle de culturel, qu'on oppose au naturel, on me parle de bien, qu'on oppose au mal, on me parle de savoir, qu'on oppose au mensonge, on me parle de justice, qu'on oppose à l'injustice, on me parle de valeurs, qu'on oppose aux vices.

D'un côté on prône l'information, la découverte, l'avancée, le progrès, l'humanisme. De l'autre on prône l'achat, le bonheur matériel (ou passant par du matériel), le divertissement, la protection, la loi, le conformisme. Celui qui se perd là-dedans est considéré comme un adolescent utopique, un schizophrène inconscient, un marginal malhonnête, un pessimiste hâtif, j'en passe.

Il y a des tas de gens qui ont dit toutes sortes de jolies phrases. On peut les aimer, les appliquer, les ignorer, les déprécier, les censurer. On peut même forcer des gens à y adhérer. On peut même leur enlever cette responsabilité (qu'est adhérer) et leur convaincre d'un but, et leur donner des instructions (ou ordres) sur lesquels ils n'auront pas besoin de réfléchir. Oui, les nazis aussi n'ont fait que suivre des ordres... On a appris la leçon, non?

Pour moi il n'y a pas meilleure arme que le sophisme. Tu crois ne pas avoir besoin d'une voiture? On va s'arranger pour t'en rendre dépendant. Tu crois pouvoir choisir ta nourriture? On va t'imposer l'aliment qui va te convenir. Tu crois savoir ce qui se passe avec les différents types de pouvoir? On va te carresser dans le sens du poil. Tu crois que l'homme est le maître du monde? Il ne sait même pas se maîtriser lui-même.

La survie est nécessaire, et cette seule excuse libère l'homme de tout remord.

Bien sûr, qui suis-je pour avancer mon beau-parler ainsi? J'utilise des voitures qui polluent car je peux me lever moins tôt et il y a la radio dedans, j'achète des chaussures qui viennent de Chine car c'est moins cher, je mange le meilleur chocolat du monde car mes aïeux ont soumis un pays au centre d'un continent sans défense, ce qui m'est malgré moi bien égal, et j'oublie tout ça en regardant un match de foot ou en m'intoxiquant pour me rebeller, je bosse 5 ans pour un bout de papier, j'écoute les Beatles et rêve d'amour, et quand j'aurai un boulot j'en aurai plus rien à foutre de ces gens qui passent leur temps à trouver un moyen pour que l'humanité soit digne de quelque chose (on les appelle les philosophes, les scientifiques, les intellectuels, les hommes de bien, mais on va même jusqu'à appeler ça l'homme politique, le prof, le soldat).

La crise économique peut continuer, la terre peut se réchauffer ou même exploser, on peut tous entrer en guerre et s'entretuer (non on ne dit plus tuer, on dit traiter) jusqu'au dernier homme, de toute façon quand on se sera éteint il n'y aura rien ni personne pour nous regretter.

Mais on tentera de survivre donc on résoudra ces problèmes même si cela nous coûte la création de nouveaux problèmes.

Moi je vais quand même regretter toutes les autres formes de vie qu'on va emporter avec nous dans notre spirale. Et qui, dans le fond, avaient réussi à trouver leur équilibre avant qu'on débarque. Ha non en fait, on a longtemps gardé cet équilibre il me semble.

C'est où qu'on a commencé à foirer??

jeudi 16 octobre 2008

A feast of friends

"I will not go, prefer a feast of friends to the giant family"
Jim Morrison, 1969

Who clearly had a great time
And couldnt think of whats next,
Goes lookin for a rime
That will speak for the text.

Whatever has been tough
Will faint like a poppin bubble.
Who forgets that is rough:
Good times follow trouble.

Time to eat, to breathe, to beat,
Time to learn, to laugh, to walk.
But he's longing for that heat,
Appearing when they talk.

Appealing is their stay,
The ones who share their way.


jeudi 25 septembre 2008

L'horloge est une chieuse.


La route te fait-elle avancer?
Vivre un nouvel inconnu
Avec comme repère la rue?
Te fera-t-elle renoncer?

Tu es une voyageuse.
Ton savoir, c'est le départ.
Que veux dire "tard"?!
L'horloge est une chieuse.

Ton airbus ne part pas
Avant un tour de soleil.
Qu'auras-tu fait de pareil,
Quand ta vie sera tracas?

C'est bien par quatre,
Que vont mes vers.
Sers-moi autant de verres,
Pour une fois j'vais me battre.

mardi 9 septembre 2008

I'm only sleeping.

Allons-nous gaspiller l'humanité,
Pour quelques heureux?
Que sera la gravité,
De notre acte hasardeux?

Nous remplirons-nous de regrets,
Quand l'expérience s'arrêtera,
Là où sans un seul succès,
La porte de l'avenir se fermera?

Je ne pourrai rien apprendre,
Que de choisir chaque seconde,
Il y aura peu à prendre,
Allons autour du monde!!

Et puis sur le chemin,
Abandonnant la solitude,
J'aurai une chouette main,
A qui confier ma plénitude...

samedi 9 août 2008

Open up your plans and damn you're free...


Je suis un voyageur,
Je ne compte plus les heures.
Je prend le train à temps,
Quand sonne vingt ans.

Retour à la maison,
Se replonger dans mon son.
Revoir ma vraie soeur,
Je suis un voyageur.

lundi 4 août 2008

A propos d'un ménestrel.


...Je ne peux pas écrire car il y a eu Rimbaud...
...Je ne peux pas jouer de la guitare car il y a eu Hendrix...
...Je ne peux pas chanter car il y a eu Gainsbourg...
...Je ne peux pas peindre car il y a eu Magritte...
...Ne pourrais-je pas espérer, car il y a eu Lennon??

Il y a des tas d'autres choses moins faciles que ça...
Repose en paix Jeff, Belgium will not forget you.

vendredi 1 août 2008

Back in the country of pedophiles and chocolate...

..and you know we only make the chocolate to get the kids.

Damn it feels good to be a gangsta. I had a nice little skate session and a nice cool Jupiler, now i know: I'm back home.

So I added a new continent to my travel list, Africa is pretty nice, the place is beautiful, the people are kind of annoying, but I guess I should try to go back there when there's (a lot) less tourists. Next time I go to Morocco, I will go to Fès and visit where my parents lived for 2 years and where 2 of my siblings where born.

Two weeks of no sprank, one of no drink, for once, didnt make Joran a dull boy at all. It actually feels good, let's say it really was vacation time!

Florida, where have you been all my life?? Be back soon, love.

Ho, and, I think it is going to be tat time pretty soon.

Song: Nightrain - Guns N Roses
Drink: Absinth
Year: 2006
Place: Cremona!
To see: Gibraltar
Ridiculousness award: And the winner is... Monica Newberry!

A big fat *nhèh* and lets roll!

Now turn off your computer and go enjoy summertime!

jeudi 10 juillet 2008

One trip around the sun, and...


...I still love it as much as the first day.
All hyped on Against Me!,
Nothing has changed really,
Besides my haircut maybe!

(i swear it came to me naturally in one try)

vendredi 27 juin 2008

Song of the day: On My Shoulders - The Do



Les voitures sont des dragons qui dorment... Et lorsque la lumière des réverbères se reflète contre celles-ci c'est comme des yeux qui te suivent...
L'insigne Shell devient un coq wallon, l'ambiance me rappelle mon pays, avec ce vieux classique de fête français des années 80 qui résonne au café du coin, c'est clair: je ne suis pas en terrain inconnu.
En passant près d'une maison, son gros oeil s'allume aussitôt comme pour voir si je ne vais pas atteindre la distance d'attaque... C'est là un autre trait de cet endroit.
Arrivé à ma maison, les deux gardes extérieurs s'allument à leur tour, mais discrètement, comme sans affolement. Arrivé près de la porte pourtant, la clé alerte les deux animaux à l'intérieur. Une fois rentré, il faut les laisser vérifier que je n'ai pas été suivi.
Je dois alors clairement me débarrasser de mon attirail de voyage, dans mon espace réservé, pour pouvoir me rassasier après cet enchaînement de phases de jeu.
Ensuite il faut laisser les deux gardes les plus perspicaces rentrer afin de se reposer également en vue d'autres inspections. 

Une soirée, c'est bien. Après une session c'est excellent.

A plus bande de petits lutins!

lundi 23 juin 2008

Time and place changed, the topic is the same.

Yes, it happened.

Start with the beginning.
Last week has been crazy.
I rocked the one test I was sure to fail on Monday and it meant I was on vacation.
I had an awesome skate session on Wednesday at Namur.
I partied Friday through Sunday and had a lot of fun with a lot of people, it had been a while with both.
And today I started my job and I dont seem to have much trouble adapting to "being active".

Yeah there is nothing really that bothers my life too much these days, except for the fact that I still dont feel home here, but I even started to adapt to that too.
There is still something that crosses my mind. I spent all weekend at a rock festival in my neighborhood, there is no doubt I, as in myself, had fun there. Meanwhile, a girl died. Apparently, she ran away from a guy trying to rape her and fell down a cliff. That cliff where I took the pic you see. There is no reason to name her or show her picture or anything, just that journalists for some reason insist on the fact that she was born in 1988. She passed away while I was like 200m from there, having fun, being unaware of that, as well as most the people around. 

Why does that shock me more than the others? because I have a story in that exact place where her life ran away from her.
In fact, that exact cliff is where I used to hang out a lot, watching the Meuse valley and chilling when the sun sets and such.
And yes, my life once got to a point where I thought I could act there like I had wings and feel free again. These where pretty unrealistic thoughts, back then I thought I would do it and now I think I would never have done it anyway. 
My life has changed in many ways, mostly the way I see myself and the others.

And I dont know how her life was, if she liked it or not, and if she'll be better now than before, but I feel it is so awkward that she lost her life where I marked mine... And yes it happened. Someone fell from that cliff. Someone's end finally paid a visit at that place, and I wasnt very far. Could I have done anything for her? My philosophy tells me it had to be this way, no matter if it's a bad or good thing. Only fate is guilty on that one.

If she realized she was falling, I really wonder how she went through it. Did she see her life? Did she realize who/what really mattered for her? Did she feel glad about her life?

And yet, I come up with more questions.
(Why is she a stranger? Because time and place dont always come together well.)

Thinking about life makes you consider death, that would be my conclusion.

vendredi 13 juin 2008

So you're getting all philosophic again?


Oui, et j'en profite pour insérer une photo que j'apprécie, en guise d'intro.

Je suis un voyageur.

Thinking about skateboarding, love, eating and sociology.

mardi 10 juin 2008

Trompe la mort et tais-toi.


S'il arrive qu'un Anglais vienne me visiter dans la métapsychose, je pourrai le recevoir. Je peux lui en faire voir, de la sérénité. Et même lui laisser un certain goût de fer, et ce bouquet de nerfs.

Bertrand Cantat, paru le 11 septembre 2001.

lundi 2 juin 2008

So what's been up lately?



So I had a pretty awesome weekend for once, I didnt study too much but barely just enough. I cut my hair and partied Friday and studied Saturday all day and then at night skated (this kid gave me a Euro to do a kickflip...haha!) and then chilled again. Let's end the weekend on a good note: I am going to study well for tomorrow's exam. No worries I'm passing it. But yes, I do miss a lot of people to death, I watched Donnie Darko again and thought about it a bit, and I long to be back to Florida, scared to leave again. I guess for once in my life I have real goals, I can live by them and enjoy the rest. Check out my new stupid monkey face! ...and three random verses written at different time/place.


Consent is the people's disease,
But you will not get us with ease.
What you want and what you please,
To you I'll never release.


Here I am walking barefeet,
With absolutely no one to meet.
If feel home on this street,
I long to feel this familiar beat.


It's always so simple
When described in words.
Give me a sample
Of how we'll match our worlds.


Chapitre premier.


Il s'agissait d'une Cadillac cabriolet bleue vive.
Mon ami Syd était au volant. Il faisait couvert, le jour allait disparaître sans nous avoir montré le soleil. Nous avancions pourtant sans la capote, à travers une de ces rues de ville avec des vieux pavés du début du siècle. La rue était étroite et en descente, on aurait dit qu'il n'y avait que nous dans toute la ville. On aurait dit que quelque chose se préparait...

Nous allions arriver à destination, Syd commençait à freiner mais je n'arrivait toujours pas à distinguer à quelle maison nous allions nous arrêter. C'est à ce moment là que j'ai perçu qu'il y avait un troisième passager avec nous. C'était une fille aux longs et raides cheveux noirs, elle paraissait assez pâle et son regard était profond. Ses yeux verts trahissaient son étrangeté malgré son comportement nonchalant.
"On y est enfin?" me dit-elle en se relevant, l'air confus comme quand on se réveille d'une sieste trop courte. C'était étonnant car je ne pensais pas la connaître, à première vue elle m'a semblé inconnue bien que familière. Syd venait de couper le moteur et de tirer le frein à main.
"Il faut croire..." lui répondis-je, sans pouvoir décrocher mon regard de la bride gauche de sa robe à fleurs qui glissait vers son coude.
"Ha! Bien!" continua-t-elle. Elle se leva et je pus remarquer les motifs à fleurs rouges et vertes de sa robe dont elle remonta ensuite la bride. Ensuite Syd et moi remirent la capote de la voiture et remontèrent les vitres en fermant les portes.

Clic, clac. 
Syd ouvrit la porte de l'appartement, un de ces appartements mitoyens avec une façade limité à une porte et une fenêtre. Cela ne devait pas être plus large que quatre de mes pas. Une fois la porte grande ouverte la première chose qui attira mon attention était la lumière qui arrivait de la porte du jardin et qui éclairait le long couloir tapissé datant des les années cinquante. Syd déposa les clés sur une table, du côté droit, sous les escalier. Sur cette table il y avait un téléphone, le courrier et quelques bibelots vieillots.
"Excuse moi mais ça fait un moment que je me retiens... Où sont les toilettes?" dit-on timidement derrière moi.
"La première porte de ce couloir, juste là, tu vois?" lui dit Syd avec gentillesse.
Elle s'y précipita sans courir. En passant elle me frôla et c'est comme si son aura me pénétra à son passage. Un frisson me parcourait tout d'un coup. Elle s'excusa à nouveau et verrouilla la porte.
Syd se tourna vers moi:
"Elle est chouette hein oui? Tu veux boire un truc, une bière? Je t'en prie, monte et fais comme chez toi, je vais chercher quelques bouteilles à la cave..."
J'acquiesçai et montai à l'étage. La fenêtre de la façade éclairait mes pieds par derrière et à chaque pas mon ombre bondissait comme si je courrais. Pourtant je montais à mon aise, je devinais que la soirée allait être longue.

Arrivé à l'étage je découvrit le salon. C'était petit et simple. Au fond, une grande fenêtre partageait la largeur de l'appartement avec une porte qui donnait sur un petit balcon, d'où on pouvait voir les toits de la ville. Je distinguai la rivière qui traversait la ville comme un serpent fendant le sable. Les lumières s'allumaient une à une alors que l'obscurité venant du ciel approchait de plus en plus. Sous cette fenêtre un canapé à trois places rouge présentait quelques magazines divers: cinéma, musique, actualité. 
Sur la gauche une petite table de chevet avec une lampe dont l'abat-jour me fit pouffer de rire... Il y avait dessus un dessin d'un paysage comme ceux qu'on dessine à la maternelle. Sur le mur de gauche se trouvait un autre canapé à trois places surplombé de quatre affiches. Deux affiches de films et deux musicales. Ainsi Freaks de Browning et Scarface de Hawks côtoyaient une affiche psychédélique de Cream et une version agrandie de la pochette de The Piper At The Gates Of Dawn. Ca m'a étonné et fait plaisir en même temps de me retrouver dans cette ambiance, je m'approchai du poster de Cream pour tenter de déceler le visage des trois musiciens parmi le chaos apparent de l'image haute en couleurs. Voilà, il est là, entre le "R" et le "E", mon guitariste préféré. Fier de l'avoir reconnu aussi facilement, je me permis de m'asseoir sur le canapé. 
En face de moi, sur l'autre mur, il y avait encore quelques photos, plus petites. Je pus y apercevoir une photo des Who posant avec Hendrix, une image promotionnelle de Donovan et le visage aux lunettes noires de Bob Dylan. Il y avait aussi une photo de Syd à Londres, et une autre de lui devant son appartement un jour de soleil. Son sourire avait un air d'insouciance qui me paraissait bien obsolète, il véhiculait une odeur de passé. C'était une photo bien prise, la lumière était belle et rendait les couleurs chaudes.
"Tu peux mettre de la musique, si tu veux" criait Syd en quittant la cave. Le besoin pressant étant fini, la fille apparu dans le salon et ramassa deux disques qui traînaient sur la table-basse, au milieu de la pièce. Elle se dirigea vers le tourne disque sur ma droite et me demanda quel artiste me ferait plaisir. Mais elle n'attendit pas ma réponse et glissait déjà doucement son doigt fin le long des disques de Syd. Elle en tira Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band, inséra les deux disques à la place laissée vacante et dit:
"Je devine que toi et Syd ont les mêmes goûts, donc la question ne se pose même pas, en fait!"
En effet, cet album fait partie de mes préférés, mais comment a-t-elle pu trouver exactement celui que j'aurais choisi à cet instant précis, si ce choix avait été le mien?

La plage titulaire débuta alors que Syd arriva avec trois bouteilles de vin. Il m'avait pourtant proposé une bière mais lui aussi avait senti que finalement, le vin aurait mieux convenu au contexte général. En été, les journées sont longues, le vin est doux et on a plus de temps.
Elle s'assit à côté de moi et alluma un stick, et Syd ouvrit une des bouteilles. Chacun un verre à la main, la discussion s'engagea.

samedi 31 mai 2008

Amazing Journey



Les vibrations de la strat blanche d'un gaucher Américain...
Les rêves d'un Anglais aux lunettes rondes...
Les mots mêlés d'un Français prénommé Claude...
Le timbre de voix d'un Belge qui fumait beaucoup trop...
La réussite incroyable d'un Sénégalais interprète de Seven Seconds...
Les yeux mystiques d'une Islandaise à la voix de fée...
L'énergie électrifiante d'une SG venant d'Australie...
Les mouvements de hanches d'une Colombienne...
Le rythme prenant sur la voix prenante d'une Portugaise...

La musique, oui, c'est un voyage. Un voyage bon marché.

samedi 24 mai 2008

Your story; adapt to what is and not to what should be.

Once upon a time you dressed so fine.
You were younger, you didnt expect much from dawn.
You were cruising around with your blue eyed friend, kidding about who would be the next person to be seduced.
Cruising around at the roundabout.
Cruising around at the merry-go-round.
What did you really want back then?
So you kept on going. Life was easy, wasnt it?
Your world was small.
Then you spread it. 

You had to move. Learn a whole new life... Cross the bridge... See what's on the other side. The other side always seems better... and it is.
You got there. 
You met strange people. 
They are different. 
All their good points seem to have so much more effect on you than their bad points. You learned how to live with them and soon learned how to love them. Strange people have that kind of unpredictible particularity, they can just appear in your thoughts or in your bed and make you feel so worthy, you then start to expect something from life. 
You have thoughts of future, of "later on".

Thinking that it wont last quickly became a great fear of yours. In Tibet it is said that nothing lasts. Its not just something you read in a tourism magazine... 
You experienced it.
Time and place then changed. 
You had to come back on your side of the bridge. But your own world then became the most unknown world ever. You lost your way back, you lost something, you forgot your life elsewhere. You talk to the people that you met on the bridge. You cross other bridges, you hope to be able to stay on some other sides.

What made you think of these blend of worlds as the worst and the best at the same time? Now tell me, did you ever expect to live forever with those strange people you think about everyday? 
Did you ever expect to cross more bridges and show strange people to your strange people? 
Dont you think that strange is better than unknown? 
Dont you think that fear is more dangerous than curiosity? 
Dont you think that crossing bridges is the way to know what scares you?
Yes, you will tell me, there is no fear with strange people. They have this particularity... They show up in your bed and make you feel worthy!

Favorite year: 2006.
Favorite city: Philly.
Favorite sound: a tenor voice singing the blues.
Favorite drink: Stella Artois.
Favorite idea: peace.
Favorite thing to see: 352 showing on the cell screen.
Favorite position: sweating on a damn skateboard!

Its red and 5 meters high:
LO
VE

mardi 20 mai 2008

He's never been inside you? -He's always been inside me.


Non! Pas cette fois!
Enfin je crois.
Les plans s'improvisent,
Rien ne me supervise.

Le blues, toile de fond,
Chante la passion.
Les affirmations vibrent,
Un jour on sera libre!

Viens avec moi,
On va sur le toit.
On leur annoncera
La perte qu'on leur causera.

Nous nous lierons,
Nous leur publierons.
Sans nous ils le savent,
Ils sont moins que notre bave.

Le pouvoir, la volonté,
Lequel définit la bonté?
Ce qui nous obsède,
Et fait qu'on décède...

Pour ce petit frisson,
Qui te parcourt à l'unisson,
Au moment de partir,
Quitter voir et souffrir.

Les jours passent,
La nonchalance chasse
Mon brouillard de situation,
Qui traduit ma passion.

mardi 13 mai 2008

La Meuse.

(Upside down backwards and inside out.)

Elle est grise, mais elle avance.
Elle est sale, mais elle avance.
Elle passe par des endroits sans espoir, mais elle avance.
Elle va toujours vers la mer.
Se perdre dans l'immensité salée.
Plus elle va, moins elle résiste.
Plus elle va, plus on la guide et l'utilise.
Elle perd ses enfants, petits poissons.
Mais quoi qu'il arrive, elle garde la même direction.
Des usines qui joyeusement l'entourent de gaz et la remplissent de produits dopants.
Mais même sa mort ne l'empêchera pas de quitter ces lieux.

Il pleut. Les rues absorbent la poussière des voitures. Les murs sont noirs. La nuit est orange. C'est là qu'on vit, qu'on sourit, qu'on espère, qu'on rêve. Seule la théorie nous voit hors de là. La pratique nous y retient. Qu'est-ce qui borde la Meuse et rend les mots si lourds? Son peuple? Sa météo? Ses bâtiments? Son âge? Son image? Son passé? Ses erreurs? Sa couleur?

vendredi 25 avril 2008

Shine on You crazy Diamond


Cliché de mots schizophrènes politiquement incorrects.
Image d'un esprit écrivain à force de faire gratter la plume.
Dessin d'une chanson qui sonne à deux bouts d'océan.
Gravure de moments passés s'adonnant à la hantise de ses acteurs.
Peinture d'un sourire imprégné trop loin dans la tête du receveur.
Photo de mouvements irréfléchis résonnant dans la rue vide.
Film de dialogues longs et profonds qu'on refuse d'oublier.
Imprimé de lettres qui s'alignent pour offrir un sens à un sentiment.
Scènes de la vie d'ici et d'ailleurs reportées aux heures de repas.
Couleurs d'un caillou qui ne fait que tourner en rond.
Contrastes du temps qui sépare trop de choses et ne répare rien.
Impact d'une humeur qui dans le fond n'a pas de raison d'importer.

Question marks


I keep asking questions
I know their answers...
You know, shiny diamonds
Always stay dreamers.

There's some beast
Deep inside my head
After every feast,
It shows heavy as lead.

Music's your only friend,
So said the guy who sang.
But there's stuff I can bend,
To show you my big bang.

Other things to help me,
When I miss that state.
Things to set me free,
Help me find the right gate...

When I'm with you,
We have a meaning.
Question marks, its true,
Only show the beginning.

jeudi 17 avril 2008

Innocents - The Dreamers


Voilà un film qui mérite peut-être une réflexion de fond... Au delà de ces 3 adolescents qui se cherchent une identité réelle qui leur est propre, et qui la cherchent en testant leurs limites sexuelles et physiques en général, c'est l'image d'une génération qu'on a pas pris au sérieux. Des jeunes gens qui ont réalisés des tas de choses, grâce notamment à leurs expériences et leur réflexion quant à l'état du monde qui les a bercé. 
Sur fond de mai 68, ce film représente les changements auxquels chaque nouvelle génération aspire, mais se heurte contre un mur d'incompréhension et de sous-estimation qui les repousse inexorablement vers le conformisme le plus inpalpable. Et c'est ainsi qu'une société se reproduit à l'identique, ou presque, car bien sur les progrès matériels continuent d'évoluer. Mais la pensée humaine n'évolue pas. Cette génération d'après-guerre a simplement réussi à aller un peu plus loin que les générations qui l'ont précédé, puis ont été oubliés voire réfutés, non sans mal, par la génération dominante de l'époque.
La question ici ne serait peut-être pas de vouloir changer le monde, car les gens qui ont le pouvoir et l'avantage matériel et psychologique sur nous pourront nous "redresser". Peut-être faut-il tenter de s'assurer que la génération qui nous suit puisse en avoir l'occasion... Si on arrive à garder nos idéaux dans un coin de notre tête... qui sait... C'est le message que la fin du film m'a laissé.
On parle de la musique. C'est un exemple. La musique populaire des années 60, c'est le rock. Il a été si riche et si intense pour plusieurs raisons, mais pour moi la principale c'est qu'il avait vraiment quelque chose à dire. Il y avait des choses à montrer, à rendre compte. La musique d'aujourd'hui est la musique du conformisme, du matérialisme, elle se fond dans un univers prédéfini. Les choses "à la mode" de maintenant ne sont plus le produit du hasard, elles sont le produit de recherches lucratives menées à l'avance et rendues concrètes sur commande. Je ne suis pas ici pour faire le procès de ce que je n'aime pas. Car après tout, mai 68 n'a-t-il pas lui même été formaté à l'avance par le capitalisme balbutiant des années de réparation du grand bordel qu'on appelle la guerre?
Finalement, on est tous sur la même planète, et ceux qui la font tourner font tourner tout le monde avec. Personne n'y échappe, sauf peut-être quelques astronautes cloisonnés dans des cages de métal, et quelques rêveurs manquant de concrétisation et d'action, mais pas d'idées. L'idée nous sauvera-t-elle? Mais qu'y a-t-il à sauver?

"Pour moi, le paradis c'est un endroit où un guitariste noir joue le blues avec la main gauche"

vendredi 11 avril 2008

[Nwar Dezi:r]


Mon sol est désert
de tes beaux grands airs.
L'attente d'un vert
esprit de naguère.

Une plainte qui sonne,
à laquelle je m'abonne,
volontiers change la donne.
Harrison guide Morrison.

Un mot ici claque
là-bas reste opaque.
Si tu vides mon vieux sac,
tu le remplis de trac.

Mais qu'est l'avenir!?
Est-ce devenir?
Est-ce revenir?
Mais lequel est pire?

Ne pas perdre le Nord.
Commencer par "d'abord".
Là où j'ai mon or,
ne sépare que la mort.

lundi 7 avril 2008

Whaow i'm sick of these (quoting Morrison again!) thoughts and memories that show up at night and seem pointless every morning. Every day is one more day of showing the world that everything is alright. The point of being social is to keep your image straight so you can think as yourself as being alright. It's like being the victim and the actor of your own problem (thanks Abd Al Malik for this helpful saying).
The image you give to people ends up being the image you have of yourself, but when the problem comes is when you realize you had been wrong... But apart from being wrong.
We are social. Paul Watzlawick said that lies are needed so that manhood can stay social and true to itself. Man is a social animal. He is the only being on earth that knows how to lie and how to control it. You smile, you laugh, you actually really and truly enjoy, but all you are doing is forgetting for a moment what really is pushing you down. Man lies even to himself. But the more you look for light and you look for help to know what's wrong with you and try to fix it, the more it is causing you trouble. Trouble inside. In your mind. Its like a big terrible mess. When you think about it once and for all, you're like "bah, its easy, just do that and that". Then it comes right back at you and you keep thinking in circles. The human mind is really hard to describe. Schizophrenic people arent sick mentally, they have just found another solution to cope with mind and thoughts that are paradoxal. Communication's hard, it makes people crazy. Why the hell is this just what I'm studying? Rhaaa...haha!

And tommorow I'll wake up with a smile, thinking about the cereals I'm gunna enjoy. But shit, there's no cereals anymore... Alright, here's another problem to deal with. Lets think about the important stuff later. Time just flies.

Peace out.

dimanche 6 avril 2008

You got the blues or you aint got the blues!


Gypsy woman to my mother said,
When I was born,
The clouds were all torn,
And the sky was red.

She said your pretty lil' son
Aint got no man's soul.
She said that what she saw,
 Must just have been gone.

Well I've got no man's soul
But I'm the voodoo child.
Where I'm from's so wild,
But I know what fire stands for a good bowl.

jeudi 3 avril 2008

Would you be my music?


"Puisque c'est elle que j'ai écouté se plaindre, se vanter ou même quelques fois se taire."

Antoine de Saint-Exupéry

Cette fois je n'ai droit à l'erreur.
Cette fois je n'ai droit à la peur.
J'ai laissé ma vie ailleurs.
J'ai laissé tomber l'heure.
Ma mémoire m'apporte mes heurts.
Ma mémoire compte plus que mon beurre.

L'océan s'est infiltré entre nous deux.
L'océan c'est le symbole heureux.
Le temps passe, trop hasardeux.
Le temps rappelle nos aïeux.
La musique s'immisce tel un dieu.
La musique imprègne nos jeux.

But you'll be there, right?

mercredi 26 mars 2008

"Les Belges sont les plus braves" - Jules César


Apartheid qu'ils disent!
Liberté qu'ils disent!
Pour notre bien qu'ils disent!
On voit bien qu'ils médisent.

L'égoïsme commun
Nous arrive d'en haut.
Le Nord ne fait qu'un
Et nous croit puceau.

Mais des exceptions
Nous font baisser garde.
Loin dans leur bastion,
Les vrais nous entartrent.

Je ne vis plus là,
Mon esprit se barre.
Je contemple, las,
Les débats d'avares.


Something has to, someday, happen to break down Europe and bring the war back inside its borders. I think the starting point is in the heart of the EU, in Belgium. I live in a country that is going to, someday, blow up and kill the dream of Peace that the first post-war generation once had  in mind. I dont know how long its going to take, maybe long after I die. But it will happen. There isnt one big issue, there are a million small issues that each concerned can work out without taking the easy way: prejudice.
But is manhood worth it?

lundi 24 mars 2008

Lets make a picture of these words

So yeah I saw Across the Universe again, on the way to Chicago South. But like really, that movie is some crazy stuff to watch. It helps me a lot when I think about writing. This one is deeper than what most people will probably think. And I'm not going to explain who or what this poem goes to. Because your role is to make your own interpretation.

Maybe we argue too much
I think about no real matter
But only to stay in real touch
We need to choose the right fire

I would let you give me the last word
So that you can give me something.
To get anything from you means the whole world,
I just dont really know how this is working.

lundi 17 mars 2008

Je ne vis plus d'espoirs, mais d'attentes.

La foule est toute ouïe

Perdue dans son illusion mondiale

Mais nous on est là, on jouit

Rejoins-nous, pour un plaisir cordial.



(Je vais dormir, car quand je rêve, il y a du soleil et du skateboard)

(Im going to bed, because when i dream, i can see sun and skateboards)

jeudi 13 mars 2008

Le Carré en 7 syllabes.


C'est à Liège que ça se passe
On appelle ça le folklore
La bouteille et l'oeuf se cassent
La réputation encore

L'alcool la fait exister
Géraldine se sent comme membre
Club ou elle peut oublier
Espérer un moment tendre

C'est là qu'enfin tout bascule
Il est trois heures du matin
Et elle zappe le fascicule
Contre l'alcool, elle a le vin

La sirène vient, la rappelle
Son prénom, c'est Géraldine
Souviens-toi des hirondelles
Une bière égale deux tartines

Elle ne se souviendra pas
De ce qu'elle a fait sous l'bar
Elle dira à Nicolas
Qu'elle était cool jusque tard

lundi 10 mars 2008

Ode to...


...the nights we can't remember with the people we will never forget.

(Being left is harder than leaving. You were right...)

Five days so intense
Spent with my best friends
We took a trip there
We just didnt care

What more can I say
Why couldnt we stay
Now I need to wait
And be trusting fate

A bientôt!

vendredi 7 mars 2008

Retrouver.

Ressentir, re-sentir ça. Again.
It is hard. 
I cried.
Dont try to know why.
I cry when things get beautiful.
I love crying. Its like you feel you're drowning from the inside, you just need to take it... out.
Then it's such a relief. You lost the need to sleep. You stay awake. You know that anybody in your place would just sleep. But you arent. You need something else. Do you feel that much different? Hard to tell. Maybe. Maybe you feel different, but you arent, or the other way around. Doesnt really matter. The days are bright and filled with pain. So enclose me in your gentle game.

When things get rough.
The board gets tough.
I see you sleeping.
Or am I dreaming.

Bonne nuit les gens, car après, ça sera pire.
It only gets worse. I'm happy now.

jeudi 28 février 2008

What I need is lost in a lie.

On a pas besoin de raison pour tuer.
On a pas besoin de raison pour sourire.
On a pas besoin de raison pour en verser une.
On a pas besoin de raison pour s'oublier.

On a une drôle de nature.

Un type qui marche d'une nuit à l'autre en se demandant combien de nuits il lui faudra avant de revoir l'écriteau en forme de croix.
Une femme qui espère de rue en rue pouvoir remplir un frigo que sa fille videra.
Un chien qui lèche la main qui il y a cinq secondes tenait encore un journal enroulé.
Un enfant qui voit le soleil comme la seule chose qui sera là chaque jour pour lui.
Un banquier qui oublie qu'une fois, il a donné trois sous au type.
Un juge qui retire la garde à la femme et qui embrassera la sienne le soir même.
Un vétérinaire qui enverra le chien vers un monde dit meilleur.
Un policier qui en fait voudrait un fils plutôt qu'un pistolet.

Vraiment, on se perd vite à y penser trop.
Allé, je vais aller écouter mon Ipod, dormir dans mon lit bien chaud et comme le reste de mes concitoyens, demain je vais me lever manger mes céréales en lisant le journal, puis je vais me plaindre d'un train qui a cinq minutes de retard. Mais si je croise le type, la femme, le chien ou l'enfant, je leur dirai que leur vie a plus de valeur que la mienne.

A plus tard, amis d'Hollywood et des rêves en papier mâché...

vendredi 22 février 2008

La force du poignet au bout des doigts.

Je cogite sur mes cours, j'apprend sur l'expérience.
Attention au narcissisme, expansion des idées.
Le bras s'allonge, le rêve ricane.
On me traitera de charlatan, d'hérétique apocalyptique, 
On me verra peut-être comme un prophète ou un oracle...

Gentlemen on wheels.









jeudi 21 février 2008

Une saison en enfer - Adieu (partie II)


Oui l'heure nouvelle est au moins très-sévère.

Car je puis dire que ma victoire est acquise : les grincements de dents, les sifflements de feu, les soupirs empestés se modèrent. Tous les souvenirs immondes s'effacent. Mes derniers regrets détalent, - des jalousies pour les mendiants, les brigands, les amis de la mort, les arriérés de toutes sortes. - Damnés, si je me vengeais!

Il faut être absolument moderne.

Arthur Rimbaud, avril-août, 1873.

lundi 18 février 2008

On dirait une sculpture grecque.


Mes huit vis trahissent mon vice,
Mon style posé s'impose sans cause,
Mes entrailles on un un travail de taille,
Ma seule douleur c'est cette chaleur, ma peur.

lundi 11 février 2008

Hello Gangstaville.



How are you doing?
I miss your Mickey D's Sweet Tea, your University Skatespots, your late nite parties, your wal-mart, your football, your weed, your Sun, your PB-J, your accent, your 1982, your Moe's, your short skirts, your water-beer, your openness, your rotary oldies, your miniramp, your smile, your music, your ridiculous myspacepix, your roads, your friends (Jax, St aug, Tampa, Orlando, O-P) and your PEOPLE.

So i'll be going back and forth inside of you all night long, and even more if you were a girl. But you are a city, and I miss your ass.

Sorry I said goodbye so early.



samedi 9 février 2008

Lettre à Monsieur Dan Brown.

Cher Monsieur Dan Brown,

Où est donc ce fameux Graal? 700 pages sur le sujet, et aucune précision utile n'est apportée. On sait maintenant ce que c'est. Ah oui, merci! Le Graal est une femme! C'est juré, je ne verrais plus jamais une communion à la messe de la même façon. Car le curé qui boit à la coupe sacrée, ça prête désormais à confusion dans mon esprit...

Il est vrai que Sophie et Robert sont quand même des fameux aventuriers! Ils font mieux qu'Indiana Jones! En une nuit, ils sillonnent deux grandes villes européennes, et non des moindres, à la recherche d'une chose qui, à priori, est morte depuis deux millénaires. Et ils arrivent à en savoir autant sur le Sang Réal que ce que Teabing, leur pseudo copain, n'en a jamais su en une vie entière.

D'ailleurs, parlons-en de Teabing. Etymologiquement, c'est la preuve irréfutable que vous n'avez pas reçu votre scénario de film d'un ange venu du paradis. Alors, pourquoi cette histoire de procès, où vous plaidiez non coupable, alors que bizarrement on retrouve vos théories dans un livre paru plus tôt, de deux auteurs à qui vous faites un clin d'oeil grâce à ce brave Leigh Teabing? Enfin, moi, je serais content, à la place de Michael Baigent et Richard Leigh, de voir mon petit bouquin repris pour permettre de vendre des milliers, voire des millions d'un autre livre. Car quand on est écrivain, c'est la reconnaissance littéraire que l'on recherche, hein, et pas l'argent. vous connaissez bien ça vous, n'est-ce pas Monsieur Brown?

Ainsi donc, vous avez très justement gagné votre procès. Bien sûr, ce n'est pas grâce à votre armée d'avocats, c'est grâce à votre bonne volonté, car jamais vous n'avez écrit à des fins lucratives. Vous êtes un homme de vérité vous, n'est-ce pas? Même si vos 700 pages sont pour la plupart le récit d'une pure fiction divertissante. Mais bon, c'est quand même Tom Hanks, Audrey Tautou et Jean Reno qui vont singer vos petits aventuriers de génie. Si ce sont eux les acteurs, alors je veux bien croire qu'il s'agissent d'une histoire vraie et certifiée authentique. D'ailleurs, pourquoi ne pas avoir demandé à Harrison Ford de jouer Robert langdon? Car le Graal, il le connaît, il l'a déjà cherché dans les ruines de Petra. Il a même vaincu des momies et d'horribles méchants sans scrupule, donc se jouer d'un policier de la trempe de Bezu Fache, cela ne devrait pas lui poser trop de problèmes.

Mais j'en vient au fait. Je voulais vous dire que j'ai longuement travaillé sur votre livre, et, après l'avoir lu, j'ai cogité sur cette histoire de plagiat. Et bien, rien. Tout le monde copie tout le monde. Je pense que seule la vierge Marie a su créer sans l'aide de rien ni personne. Loin de moi l'idée de vouloir vous embrouiller avec ces histoires religieuses, mais vous avez bien raison d'avoir des influences, et, sans forcément devenir fainéant, il faut se servir de ce dont on dispose, pour l'améliorer, le modifier, l'affûter.

Merci pour votre beau livre en tout cas!

PS (non non, pas Princesse Sophie, juste Post Scriptum): Pouvez-vous me renvoyer les coordonnées de vos avocats? Car avec cette mode qui tourne autour des procès de plagiat, je risque peut-être d'avoir des problèmes avec Marc Oschinsky, que je respecte pourtant, malgré moi.

vendredi 1 février 2008

Le paradoxe de l'inox...


On s'agite devant le billet 
Comme un labrador devant un bout de chocolat.
Un peu d'Euros et on y est,
La pub pénètre la tête en agitant son appât.

Son message est dans son apparence,
Tu crois être diverti, tu es assujetti.
Notre création entre en transe,
Elle nous échappe et nous rend si petit...


Thank you my friends, you are there to replace profit.

lundi 21 janvier 2008

Ode To a Cloudy Day Thinking About Donovan.

.
J'arrive sous ciel gris
Le vent m'emporte presque
Je me sens grotesque
La passion m'a pris

Gotta get this right
I went to have fun
Though there was no sun
But she is so tight...

J'fais mon numéro
Jm'en prend plein la gueule
Je me sens si seul
C'est l'heure dl'apéro...

End up at her house
What am I hoping?
Donovan's helping
To forget the clouds...

vendredi 18 janvier 2008

J'ai Douté Des Détails, Jamais Du Don Des Nues

(Speak to yourself...)

Ho ça y est tu te répètes,
Tes phrases sont pas nettes.
Je n'ai pas la recette
Contre ces prises de tête.

S'il te plait arrête,
Tu pars en sucette.
Vas-y, viens en au fait!
Avant qu'une durite ne pète.

(Fight yourself...)

Faudrait que je puisse
Te rendre assez lisse
Un petit verre d'anis,
Un peu de cannabis...

Ce soir je me hisse
En haut de tes prémisses
Mes arguments se tissent
Et ton avis glisse.

mardi 15 janvier 2008

Notre Seul Défaut Est-il D'être Humain?



Moi au début je voulais skater parce que un type de ma classe avait une planche. Le skate était inconnu en Belgique en 1999, en tout cas, c'était marginal. Je voulais avoir l'air anticonformiste, alors j'ai pris ce type comme modèle (remarquez le paradoxe). J'ai récupéré la vieille board oldskool de mon frère, toute fendue, et je me suis mis à dévaler la pente de ma rue à la recherche de sensations hors du commun.

Ensuite, le mythique Tony Hawks Skateboarding (le premier...) est sorti, et sans mentir, j'ai trouvé que ces types faisant des figures dans l'intro, c'était tellement surréel pour moi, j'ai tout de suite voulu apprendre le ollie, puis de fil en aiguille j'ai acheté ma première vidéo 411 et depuis je me lève le matin en me disant quel spot je vais découvrir, quelle figure je vais y faire, si il fera assez beau pour rouler et comment je vais faire pour trouver assez pour me repayer une planche une fois cassée. Mais moi, je n'aurai pas la chance d'en faire à la télé.

C'est dommage d'exploiter le skate pour se faire de l'argent, mais aucun d'entre vous n'aurait connu le skate si c'était resté underground à venice beach. Il faut pas se prendre la tête à vouloir se croire au dessus du lot, le skate comme des tas d'autres choses ont gagné le monde entier grâce à un ou plusieurs types qui se sont dit qu'ils allaient gagner des thunes en exploitant ça, que ce soit les produits dérivés, les vidéos, les démos, la vente de planches ou la construction de parks. Il suffit de savoir qu'on est tous humain à la recherche de son rêve de stabilité, de sécurité et de confort pour comprendre Ryan qui à 17 ans se retrouve propulsé sur MTV, à ridiculiser ce qu'il aime le plus uniquement pour remplir ses poches et celles de quelques banquiers.

Le skate me permet d'échapper à un monde qui est toujours plus contraignant, mais c'est aussi grâce à ces contraintes que des gens ont eu l'idée de visser une planche de bois à des axes de patins à roulette...


A bon entendeur...

lundi 14 janvier 2008

What the hell happened?


Well, after watching a movie I was all, like, lost.
"Wait, where am I? What did I just... ho, I was watching a movie. What day is it? Ho, we are Monday, because this morning you took the Economy exam. Ho, True! And then? I skated, that's right. But it sucked and I came home."
And so I made my way through this day, trying to remember what the hell I did during the past 24 hours.

Was it the movie? My head? This day? The weather? The place? The time?
But I know for sure, today, something was messed up.

Noir Désir - L'Europe