vendredi 27 juin 2008

Song of the day: On My Shoulders - The Do



Les voitures sont des dragons qui dorment... Et lorsque la lumière des réverbères se reflète contre celles-ci c'est comme des yeux qui te suivent...
L'insigne Shell devient un coq wallon, l'ambiance me rappelle mon pays, avec ce vieux classique de fête français des années 80 qui résonne au café du coin, c'est clair: je ne suis pas en terrain inconnu.
En passant près d'une maison, son gros oeil s'allume aussitôt comme pour voir si je ne vais pas atteindre la distance d'attaque... C'est là un autre trait de cet endroit.
Arrivé à ma maison, les deux gardes extérieurs s'allument à leur tour, mais discrètement, comme sans affolement. Arrivé près de la porte pourtant, la clé alerte les deux animaux à l'intérieur. Une fois rentré, il faut les laisser vérifier que je n'ai pas été suivi.
Je dois alors clairement me débarrasser de mon attirail de voyage, dans mon espace réservé, pour pouvoir me rassasier après cet enchaînement de phases de jeu.
Ensuite il faut laisser les deux gardes les plus perspicaces rentrer afin de se reposer également en vue d'autres inspections. 

Une soirée, c'est bien. Après une session c'est excellent.

A plus bande de petits lutins!

lundi 23 juin 2008

Time and place changed, the topic is the same.

Yes, it happened.

Start with the beginning.
Last week has been crazy.
I rocked the one test I was sure to fail on Monday and it meant I was on vacation.
I had an awesome skate session on Wednesday at Namur.
I partied Friday through Sunday and had a lot of fun with a lot of people, it had been a while with both.
And today I started my job and I dont seem to have much trouble adapting to "being active".

Yeah there is nothing really that bothers my life too much these days, except for the fact that I still dont feel home here, but I even started to adapt to that too.
There is still something that crosses my mind. I spent all weekend at a rock festival in my neighborhood, there is no doubt I, as in myself, had fun there. Meanwhile, a girl died. Apparently, she ran away from a guy trying to rape her and fell down a cliff. That cliff where I took the pic you see. There is no reason to name her or show her picture or anything, just that journalists for some reason insist on the fact that she was born in 1988. She passed away while I was like 200m from there, having fun, being unaware of that, as well as most the people around. 

Why does that shock me more than the others? because I have a story in that exact place where her life ran away from her.
In fact, that exact cliff is where I used to hang out a lot, watching the Meuse valley and chilling when the sun sets and such.
And yes, my life once got to a point where I thought I could act there like I had wings and feel free again. These where pretty unrealistic thoughts, back then I thought I would do it and now I think I would never have done it anyway. 
My life has changed in many ways, mostly the way I see myself and the others.

And I dont know how her life was, if she liked it or not, and if she'll be better now than before, but I feel it is so awkward that she lost her life where I marked mine... And yes it happened. Someone fell from that cliff. Someone's end finally paid a visit at that place, and I wasnt very far. Could I have done anything for her? My philosophy tells me it had to be this way, no matter if it's a bad or good thing. Only fate is guilty on that one.

If she realized she was falling, I really wonder how she went through it. Did she see her life? Did she realize who/what really mattered for her? Did she feel glad about her life?

And yet, I come up with more questions.
(Why is she a stranger? Because time and place dont always come together well.)

Thinking about life makes you consider death, that would be my conclusion.

vendredi 13 juin 2008

So you're getting all philosophic again?


Oui, et j'en profite pour insérer une photo que j'apprécie, en guise d'intro.

Je suis un voyageur.

Thinking about skateboarding, love, eating and sociology.

mardi 10 juin 2008

Trompe la mort et tais-toi.


S'il arrive qu'un Anglais vienne me visiter dans la métapsychose, je pourrai le recevoir. Je peux lui en faire voir, de la sérénité. Et même lui laisser un certain goût de fer, et ce bouquet de nerfs.

Bertrand Cantat, paru le 11 septembre 2001.

lundi 2 juin 2008

So what's been up lately?



So I had a pretty awesome weekend for once, I didnt study too much but barely just enough. I cut my hair and partied Friday and studied Saturday all day and then at night skated (this kid gave me a Euro to do a kickflip...haha!) and then chilled again. Let's end the weekend on a good note: I am going to study well for tomorrow's exam. No worries I'm passing it. But yes, I do miss a lot of people to death, I watched Donnie Darko again and thought about it a bit, and I long to be back to Florida, scared to leave again. I guess for once in my life I have real goals, I can live by them and enjoy the rest. Check out my new stupid monkey face! ...and three random verses written at different time/place.


Consent is the people's disease,
But you will not get us with ease.
What you want and what you please,
To you I'll never release.


Here I am walking barefeet,
With absolutely no one to meet.
If feel home on this street,
I long to feel this familiar beat.


It's always so simple
When described in words.
Give me a sample
Of how we'll match our worlds.


Chapitre premier.


Il s'agissait d'une Cadillac cabriolet bleue vive.
Mon ami Syd était au volant. Il faisait couvert, le jour allait disparaître sans nous avoir montré le soleil. Nous avancions pourtant sans la capote, à travers une de ces rues de ville avec des vieux pavés du début du siècle. La rue était étroite et en descente, on aurait dit qu'il n'y avait que nous dans toute la ville. On aurait dit que quelque chose se préparait...

Nous allions arriver à destination, Syd commençait à freiner mais je n'arrivait toujours pas à distinguer à quelle maison nous allions nous arrêter. C'est à ce moment là que j'ai perçu qu'il y avait un troisième passager avec nous. C'était une fille aux longs et raides cheveux noirs, elle paraissait assez pâle et son regard était profond. Ses yeux verts trahissaient son étrangeté malgré son comportement nonchalant.
"On y est enfin?" me dit-elle en se relevant, l'air confus comme quand on se réveille d'une sieste trop courte. C'était étonnant car je ne pensais pas la connaître, à première vue elle m'a semblé inconnue bien que familière. Syd venait de couper le moteur et de tirer le frein à main.
"Il faut croire..." lui répondis-je, sans pouvoir décrocher mon regard de la bride gauche de sa robe à fleurs qui glissait vers son coude.
"Ha! Bien!" continua-t-elle. Elle se leva et je pus remarquer les motifs à fleurs rouges et vertes de sa robe dont elle remonta ensuite la bride. Ensuite Syd et moi remirent la capote de la voiture et remontèrent les vitres en fermant les portes.

Clic, clac. 
Syd ouvrit la porte de l'appartement, un de ces appartements mitoyens avec une façade limité à une porte et une fenêtre. Cela ne devait pas être plus large que quatre de mes pas. Une fois la porte grande ouverte la première chose qui attira mon attention était la lumière qui arrivait de la porte du jardin et qui éclairait le long couloir tapissé datant des les années cinquante. Syd déposa les clés sur une table, du côté droit, sous les escalier. Sur cette table il y avait un téléphone, le courrier et quelques bibelots vieillots.
"Excuse moi mais ça fait un moment que je me retiens... Où sont les toilettes?" dit-on timidement derrière moi.
"La première porte de ce couloir, juste là, tu vois?" lui dit Syd avec gentillesse.
Elle s'y précipita sans courir. En passant elle me frôla et c'est comme si son aura me pénétra à son passage. Un frisson me parcourait tout d'un coup. Elle s'excusa à nouveau et verrouilla la porte.
Syd se tourna vers moi:
"Elle est chouette hein oui? Tu veux boire un truc, une bière? Je t'en prie, monte et fais comme chez toi, je vais chercher quelques bouteilles à la cave..."
J'acquiesçai et montai à l'étage. La fenêtre de la façade éclairait mes pieds par derrière et à chaque pas mon ombre bondissait comme si je courrais. Pourtant je montais à mon aise, je devinais que la soirée allait être longue.

Arrivé à l'étage je découvrit le salon. C'était petit et simple. Au fond, une grande fenêtre partageait la largeur de l'appartement avec une porte qui donnait sur un petit balcon, d'où on pouvait voir les toits de la ville. Je distinguai la rivière qui traversait la ville comme un serpent fendant le sable. Les lumières s'allumaient une à une alors que l'obscurité venant du ciel approchait de plus en plus. Sous cette fenêtre un canapé à trois places rouge présentait quelques magazines divers: cinéma, musique, actualité. 
Sur la gauche une petite table de chevet avec une lampe dont l'abat-jour me fit pouffer de rire... Il y avait dessus un dessin d'un paysage comme ceux qu'on dessine à la maternelle. Sur le mur de gauche se trouvait un autre canapé à trois places surplombé de quatre affiches. Deux affiches de films et deux musicales. Ainsi Freaks de Browning et Scarface de Hawks côtoyaient une affiche psychédélique de Cream et une version agrandie de la pochette de The Piper At The Gates Of Dawn. Ca m'a étonné et fait plaisir en même temps de me retrouver dans cette ambiance, je m'approchai du poster de Cream pour tenter de déceler le visage des trois musiciens parmi le chaos apparent de l'image haute en couleurs. Voilà, il est là, entre le "R" et le "E", mon guitariste préféré. Fier de l'avoir reconnu aussi facilement, je me permis de m'asseoir sur le canapé. 
En face de moi, sur l'autre mur, il y avait encore quelques photos, plus petites. Je pus y apercevoir une photo des Who posant avec Hendrix, une image promotionnelle de Donovan et le visage aux lunettes noires de Bob Dylan. Il y avait aussi une photo de Syd à Londres, et une autre de lui devant son appartement un jour de soleil. Son sourire avait un air d'insouciance qui me paraissait bien obsolète, il véhiculait une odeur de passé. C'était une photo bien prise, la lumière était belle et rendait les couleurs chaudes.
"Tu peux mettre de la musique, si tu veux" criait Syd en quittant la cave. Le besoin pressant étant fini, la fille apparu dans le salon et ramassa deux disques qui traînaient sur la table-basse, au milieu de la pièce. Elle se dirigea vers le tourne disque sur ma droite et me demanda quel artiste me ferait plaisir. Mais elle n'attendit pas ma réponse et glissait déjà doucement son doigt fin le long des disques de Syd. Elle en tira Sgt Pepper's Lonely Hearts Club Band, inséra les deux disques à la place laissée vacante et dit:
"Je devine que toi et Syd ont les mêmes goûts, donc la question ne se pose même pas, en fait!"
En effet, cet album fait partie de mes préférés, mais comment a-t-elle pu trouver exactement celui que j'aurais choisi à cet instant précis, si ce choix avait été le mien?

La plage titulaire débuta alors que Syd arriva avec trois bouteilles de vin. Il m'avait pourtant proposé une bière mais lui aussi avait senti que finalement, le vin aurait mieux convenu au contexte général. En été, les journées sont longues, le vin est doux et on a plus de temps.
Elle s'assit à côté de moi et alluma un stick, et Syd ouvrit une des bouteilles. Chacun un verre à la main, la discussion s'engagea.